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Communiqué de presse – Jeudi 7 juin 2018

Sauvons les producteurs français de cerises, protégeons les consommateurs !

Un arrêté du 5 mai dernier vient d’autoriser à nouveau l’importation de cerises fraiches en provenance de Turquie, où l’usage du diméthoate est encore autorisé.

Cet insecticide contre les nuisibles du cerisier est interdit en France depuis 2016, et a déjà pénalisé les producteurs français et vauclusiens soudainement jetés dans une impasse technique de lutte phytosanitaire. La conséquence en a été une baisse importante de rendement, une hausse des prix et donc une chute des ventes de 21%, entrainant de grosses pertes financières.

Un décret d’avril 2017 de Stéphane Le Foll instaurant une clause de sauvegarde avait au moins eu le mérite de protéger temporairement nos producteurs contre la concurrence.

Hélas le gouvernement Macron vient donc de porter un nouveau coup à la filière française de la cerise, tout en abusant les consommateurs, en ré-autorisant les importations « à risques ».

Ironie de l’affaire, le député vauclusien LREM Adrien Morénas vient de se réveiller sur ce sujet en interpellant le gouvernement qu’il soutient pourtant. Le suppléant de Brune Poirson, elle-même devenue secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’écologie, nage donc en pleine schizophrénie.

On le voit, la solution d’avenir pour nos agriculteurs ne réside pas dans une série d’arrêtés qui se contredisent d’un gouvernement à l’autre, soumis au jeu des pressions commerciales et probablement diplomatiques (ici avec la Turquie).

Le Rassemblement National et Marine Le Pen proposent depuis longtemps un protectionnisme économique intelligent, qui a le mérite de protéger nos filières nationales contre les pays qui n’ont pas les mêmes normes sociales, écologiques ou sanitaires. C’est bien là le seul moyen efficace de sauvegarder la filière de production de cerises qui a déjà perdu 30% de surface d’exploitation en 10 ans.

Alex Verrier, membre du Bureau départemental du Rassemblement National