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Commuiqué de Nicolas Humbert,
Apprenti ingénieur agricole, responsable Génération Nation du canton du Pontet.

La crise sanitaire et économique due au Covid-19 met en lumière les faiblesses de notre pays et l’impuissance de l’état à protéger la population. Les pénuries et la dépendance envers des pays tiers désapprouvent totalement les thèses mondialiste et libre-échangiste.

Le patriotisme économique, la réindustrialisation, la souveraineté et le « made in France » sont des principes qui connaissent une montée en puissance depuis quelques semaines.

 

Il n’aura échappé à personne que depuis le début du confinement, il y a eu un certain « déclic » dans l’esprit de beaucoup d’entre nous. C’est le cas notamment pour l’alimentation et les produits agricoles.

Après une semaine de confinement, le commerce alimentaire s’est effondré.

Producteurs et distributeurs n’arrivent plus à écouler leurs produits. La demande des consommateurs s’étant fortement réduite, et réorientée principalement vers les pâtes et le riz, l’offre devient trop importante.

 

De plus, des importations de fruits et légumes par exemple, continuent à arriver sur nos étales. Les prix de vente pour les producteurs s’effondrent, les ventes à perte se généralisent.

La grande distribution, face à cela, freine ses achats, car n’ayant pas de demande.

Le seul bémol dans cette conjoncture, est que la grande distribution n’achète plus les produits français, mais continue à importer, à des prix d’achats défiant toute concurrence, en maintenant leurs marges.

 

De facto, en réponse à cette attitude désinvolte, mais coutumière de la part de la grande distribution, les agriculteurs font entendre leur mécontentement :  » Stop aux importations, vendons d’abord les produits issus de nos exploitations ! ».

C’est le cas notamment des producteurs de fraises de Carpentras, qui sont montés au créneau face aux importations de fraises espagnoles.

A ce mécontentement juste et plus que normal, la présidente de la FNSEA, Christianne Lambert, ou encore le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, rempilent et souhaitent que les distributeurs s’approvisionnent en produits français.

Beaucoup de consommateurs se sont joints dans ces revendications, via les réseaux sociaux ou les pétitions en ligne.

 

Face à cet appel, « patriotique », Carrefour, Intermarché, Leclerc ou Lidl se sont engagés à s’approvisionner seulement en produits français le temps du confinement à minima.

Ceci a donc permis de rééquilibrer le rapport entre l’offre et la demande.

L’offre étant moins importante avec l’arrêt quasi-total des importations, l’offre nationale devenait donc suffisante pour satisfaire la demande actuelle.

De surcroît, les prix de vente aux producteurs sont remontés, les marges de la grande distribution et autres commerçants aussi.

En GMS ou chez un petit commerçant, les consommateurs redécouvrent les bienfaits d’acheter des produits tricolores. Ils retrouvent cet état d’esprit du « consommateur qui achète la production du pays pour la soutenir et la développer ».

 

Il y a quelques années, à sa visite annuelle au salon de l’Agriculture, Marine Le Pen, députée et présidente du Rassemblement National, disait : « Le patriotisme économique, c’est l’alliance sacrée entre les producteurs et travailleurs français, avec les consommateurs ».

Belle citation philosophique n’est-ce pas ?

 

Cette pandémie, aura permis de faire bouger les « lignes » dans ce domaine, de voir qu’une autre voie est possible.

Il en va à présent, que chacun d’entre nous, dans deux jours, six mois, deux ans, face à nos rayons de supérette, étales de fruits et légumes, chez le boucher, de choisir les produits de l’Agriculture et de la Pêche françaises, pour renforcer et développer une certaine durabilité de notre système alimentaire.

 

Le patriotisme économique n’est pas une manœuvre politicienne pour ma part, pour conquérir l’électorat paysan, mais c’est une véritable philosophie, un mode de vie.

Il est pour moi impensable de consommer des produits venant de l’autre bout de la terre, alors que nous avons une multitude d’excellents produits agricoles en France.

Comme on le disait autrefois en Provence, « le Vaucluse et le Nord des Bouches-du-Rhône, c’est le jardin de la France ! ».

On dit encore de nos jours, « la France, c’est le grenier à blé de l’Europe ! ».

 

Avec une telle reconnaissance de notre puissance agricole, pourtant fragilisée ces dernières années, osons la réussite de notre Agriculture et de notre Pêche, osons l’idée que nos produits nationaux doivent être promus et favorisés sur nos marchés.

Les suisses, les allemands, les américains ou encore les australiens sont tout à fait décomplexés sur ce sujet, leurs produits nationaux sont considérés comme supérieurs et meilleurs que les produits étrangers par les consommateurs. Ce qui renforce l’acte d’achat.

 

J’espère que les français sauront conserver et faire perdurer cet état d’esprit après la crise que nous vivons.

Il en va de la survie de notre Agriculture et de notre Pêche.

 

Françaises, français, soyons ambitieux, nous avons la plus belle et la meilleure des Agricultures du monde, défendons-la et développons-la !

 

Le combat pour la restauration de la souveraineté alimentaire de la France, la promotion de nos produits agricoles et la défense du « made in France » est certainement pour moi « le fil conducteur » de mon engagement politique pour la France.

Je mettrai toute mon énergie et mes compétences à œuvrer pour cet idéal de bon sens !